Jacques et son ami font un voyage qui les amène d'Ecosse jusqu'à leur destination finale: Londres.
Le pont de Londres qu'il fallait retraverser, est à cette heure dans une animation prodigieuse; quatre lignes de voitures de toute espèce, et de toute destination, omnibus, cabs*, coupés, fiacres, haquets, camions, tombereaux, charrettes, encombrent la chaussée; les chevaux paraissent magnifiques sous leurs harnais étincelants; les trottoirs sont couverts d'une foule pressée, affairée, silencieuse et il est complètement inutile de tenter le passage d'un trottoir à l'autre; pendant plusieurs heures cela est impossible; London Bridge est le dernier pont jeté sur la Tamise avant son embouchure; les navires s'arrêtent là, et le fleuve n'est plus remonté que par les bateaux à vapeur et les vastes chalands; on conçoit aisément que la foule soit énorme sur un pont qui réunit la Cité à la partie méridionale de la ville; Jacques regardait avec stupéfaction cette affluence de voitures dans laquelle il n'entrait cependant qu'une faible quantité des trois mille omnibus et des quatre mille cabs** de la ville.
*cab: sorte de cabriolet où le cocher est placé à l'arrière.
**Haquet: Charrette longue qui sert à transporter les tonneaux et les ballots.
1) En quoi peut-on rapprocher ce texte de la gravure faite par Doré et représentant le Pont de Londres ?
- Trouvez deux adjectifs pour qualifier ce pont tel qu'il est décrit par Jules Verne.
- Grâce à quel procédé d'écriture Jules Verne parvient-il à créer cet effet ? (ligne 2-3)
- Que remarquez-vous d'autre (ligne2-3) ?
- Quelle remarque pouvez-vous faire sur la ponctuation ? Quel effet cela crée-t-il ?
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