vendredi 15 janvier 2010

Londres concrète, Londres fantasme



Les élèves ont comparé deux derniers textes sur Londres. 
Il s'agissait de montrer pour le 1er la description d'une Londres concrète, et dans le 2ème une Londres imaginée et passée par le filtre des émotions du narrateur.




Texte 3 : Londres, dans le guide de voyage Ulysses, 2005.
Londres, capitale de l'Angleterre et de la Grande-Bretagne, demeure sans contredit une ville du passé et du présent, que l'on aime découvrir et redécouvrir. Certes, la tradition y occupe une place importante, mais Londres se révèle aussi moderne et innovatrice.

Sise au sud-est de l'Angleterre, sur la Tamise, le principal fleuve du pays et celui qui a permis à la ville de devenir le premier port britannique, Londres se trouve à environ 60 km de la mer du Nord. Vaste cité, elle abrite plus de sept millions d'habitants.

Capitale mondiale du théâtre et de la comédie musicale, Londres, c'est tout sauf l'ennui. Ici, toutes les maisons de personnages célèbres sont identifiées par des plaques commémoratives. Il ne faut donc pas hésiter à parcourir ses différents quartiers, ses nombreux squares historiques, ses parcs verdoyants et ses artères débordantes d'attraits.

Envoûtante et multiculturelle, Londres enchante grâce à ses innombrables possibilités de divertissements à toute heure du jour et de la nuit. Déguster la boisson chaude par excellence du pays lors du Five O'Clock Tea après avoir parcouru quelques-unes des 3 000 boutiques, compte parmi les plaisirs certains que la capitale propose. Londres, c'est également ses nombreux pubs, ses quelque 150 événements culturels quotidiens en tous genres, ses 300 musées et ses 6 000 restaurants!


Texte 4 : Arthur Machen ou la déambulation dans la ville immense



Lucian Taylor, fils d’un pasteur pauvre du Pays de Galles, n’a pas les moyens d’entrer à l’université. Il nourrit une passion pour l’écriture et rêve de s’établir à Londres pour s’engager dans une carrière littéraire. Un héritage providentiel lui permet de réaliser ce projet.
    Et quand il sortait et allait de rue en rue, dans une solitude absolue, au long de maisons aux formes vagues qui apparaissaient un moment pour être aussitôt absorbées, il lui semblait qu’il s’était égaré dans une cité qui aurait subi une catastrophe impossible à imaginer et que lui seul désormais allait au hasard, là où des myriades d’êtres avaient vécu un jour. C’était une ville sublime comme Babylone, terrible comme Rome, merveilleuse comme l’Atlantide engloutie, établie au cœur d’une étendue lactescente, cernée de lieux abandonnés. Il lui était impossible de s’en échapper ; qu’il se dissimulât entre les haies et s’éloignât furtivement au-delà des étangs gelés, les rangs serrés de pierre lui faisaient front pareils à une armée et loin, très loin, disparaissaient dans la nuit pareils à une muraille de légende qui garde un empire dans l’Orient vaste et lointain. Ou bien, avec cette faculté de distorsion qu’avait la brume, changeant toute chose, il s’imaginait marchant dans une plaine infinie et désolée, depuis longtemps abandonnée, mais encerclée de tout côté par des dolmens et des menhirs qui se découpaient devant lui, gigantesques et terribles.
    Arthur, Machen, La colline des rêves, 1907.


Ne pas oublier d'apporter le manuel pour le lundi 18/01 ! 

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