vendredi 29 janvier 2010

Quinzaine du lundi 18 janvier au vendredi 29 janvier

Au cours de ces deux dernières semaines les élèves ont, avec ma remplaçante, commencé l'étude de l'épistolaire.

- Petite histoire de l'épistolaire (manuel page 204)
- Lettres à un intime (Napoléon Bonaparte)
- Biographie de Mme de Sévigné et analyse et la lettre "Le suicide de Vattel" (manuel page 208)


A noter: cours du vendredi 22/01 non assuré en raison de la sortie "Collège au Cinéma" des classes de 5ème.

vendredi 15 janvier 2010

Londres concrète, Londres fantasme



Les élèves ont comparé deux derniers textes sur Londres. 
Il s'agissait de montrer pour le 1er la description d'une Londres concrète, et dans le 2ème une Londres imaginée et passée par le filtre des émotions du narrateur.




Texte 3 : Londres, dans le guide de voyage Ulysses, 2005.
Londres, capitale de l'Angleterre et de la Grande-Bretagne, demeure sans contredit une ville du passé et du présent, que l'on aime découvrir et redécouvrir. Certes, la tradition y occupe une place importante, mais Londres se révèle aussi moderne et innovatrice.

Sise au sud-est de l'Angleterre, sur la Tamise, le principal fleuve du pays et celui qui a permis à la ville de devenir le premier port britannique, Londres se trouve à environ 60 km de la mer du Nord. Vaste cité, elle abrite plus de sept millions d'habitants.

Capitale mondiale du théâtre et de la comédie musicale, Londres, c'est tout sauf l'ennui. Ici, toutes les maisons de personnages célèbres sont identifiées par des plaques commémoratives. Il ne faut donc pas hésiter à parcourir ses différents quartiers, ses nombreux squares historiques, ses parcs verdoyants et ses artères débordantes d'attraits.

Envoûtante et multiculturelle, Londres enchante grâce à ses innombrables possibilités de divertissements à toute heure du jour et de la nuit. Déguster la boisson chaude par excellence du pays lors du Five O'Clock Tea après avoir parcouru quelques-unes des 3 000 boutiques, compte parmi les plaisirs certains que la capitale propose. Londres, c'est également ses nombreux pubs, ses quelque 150 événements culturels quotidiens en tous genres, ses 300 musées et ses 6 000 restaurants!


Texte 4 : Arthur Machen ou la déambulation dans la ville immense



Lucian Taylor, fils d’un pasteur pauvre du Pays de Galles, n’a pas les moyens d’entrer à l’université. Il nourrit une passion pour l’écriture et rêve de s’établir à Londres pour s’engager dans une carrière littéraire. Un héritage providentiel lui permet de réaliser ce projet.
    Et quand il sortait et allait de rue en rue, dans une solitude absolue, au long de maisons aux formes vagues qui apparaissaient un moment pour être aussitôt absorbées, il lui semblait qu’il s’était égaré dans une cité qui aurait subi une catastrophe impossible à imaginer et que lui seul désormais allait au hasard, là où des myriades d’êtres avaient vécu un jour. C’était une ville sublime comme Babylone, terrible comme Rome, merveilleuse comme l’Atlantide engloutie, établie au cœur d’une étendue lactescente, cernée de lieux abandonnés. Il lui était impossible de s’en échapper ; qu’il se dissimulât entre les haies et s’éloignât furtivement au-delà des étangs gelés, les rangs serrés de pierre lui faisaient front pareils à une armée et loin, très loin, disparaissaient dans la nuit pareils à une muraille de légende qui garde un empire dans l’Orient vaste et lointain. Ou bien, avec cette faculté de distorsion qu’avait la brume, changeant toute chose, il s’imaginait marchant dans une plaine infinie et désolée, depuis longtemps abandonnée, mais encerclée de tout côté par des dolmens et des menhirs qui se découpaient devant lui, gigantesques et terribles.
    Arthur, Machen, La colline des rêves, 1907.


Ne pas oublier d'apporter le manuel pour le lundi 18/01 ! 

jeudi 14 janvier 2010

Etude de la langue- Les adjectifs et les expansions du nom

Les expansions du nom et leurs fonctions.


Afin de sortir un peu des brumes de Londres, nous avons étudié aujourd'hui un paysage algérien.
(texte de Jacques Delval, Le train d'El Kantara).

Il s'agissait plus particulièrement de travailler sur les expansions du nom.

mardi 12 janvier 2010

Etude de l'image- Monet, une autre vision de Londres au XIXème siècle.

L'étude du 2ème document iconographique proposé dans le cadre de cette séquence a été laissée au mardi 12/01 afin de pouvoir profiter de la salle avec vidéoprojecteur.
Vous reprenez donc la séance 2.

Claude Monet et l'impressionnisme

A) Biographie de Monet (prendre des notes à partir de l'exposé du professeur)
B) Analyser le document et les "impressions" qu'il dégage.
Proposition de corrigé: 
1) Ce tableau a été peint par Claude Monet en 1904. Il représente le parlement de Londres se reflétant dans la   Tamise. 
Les couleurs dominantes sont le bleu et l’orange. Il s’agit d’un lever ou d’un coucher de soleil. Le peintre joue avec les reflets du soleil se réverbérant dans le ciel brumeux et le fleuve. 
On ne distingue pas vraiment de plans: tout semble se confondre, le ciel et le fleuve, ainsi que les monuments qui se détachent à peine. 



2) Les impressions qui se dégagent de ce tableau sont nombreuses. 
La ville, ses monuments semblent se fondre dans l’eau. 
Londres apparaît sous un visage mystérieux, elle se dérobe
 sous les yeux de l’observateur. 
3) Monet a pour objectif plus de montrer les impressions
 que peut faire naître ce paysage que de montrer sa « réalité ». 

Conclusion sur la séance 2: Les techniques et la façon de
 représenter une ville changent en fonction de l’objectif du peintre. 
G. Doré proposait un témoignage, Monet livre des impressions.  

vendredi 8 janvier 2010

Londres vue par Verhaeren (suite)

Les élèves ont répondu aujourd'hui à la question:
En quoi ce texte de Verhaeren rappelle-t-il celui de Jules Verne ?

jeudi 7 janvier 2010

Etude de la langue

Accord de l'adjectif et du participe passé.

Exercices et préparation de la dictée. 

mercredi 6 janvier 2010

Londres vue par Verhaeren (texte 2)

Texte 2
LONDRES
Et ce Londres de fonte et de bronze, mon âme,

Où des plaques de fer claquent sous des hangars,

Où des voiles s'en vont, sans Notre-Dame

Pour étoile, s'en vont, là-bas, vers les hasards.



Gares de suie et de fumée, où du gaz pleure

Ses spleens d'argent lointain vers des chemins d'éclair,

Où des bêtes d'ennui bâillent à l'heure

Dolente immensément, qui tinte à Westminster. 



Et ces quais infinis de lanternes fatales,

Parques* dont les fuseaux plongent aux profondeurs,
Et ces marins noyés, sous des pétales
De fleurs de boue où la flamme met des lueurs.



Et ces châles et ces gestes de femmes soûles,

Et ces alcools en lettres d'or jusques au toit,

Et tout à coup la mort parmi ces foules,

O mon âme du soir, ce Londres noir qui traîne en toi !
Emile Verhaeren – « Les soirs », 1888.
* Parques: divinités maîtresses des destinées des hommes dans l'Antiquité.

Questions sur le texte 2 (Emile Verhaeren) :
  1. De quel type de texte s'agit-il ? Justifiez votre réponse en relevant deux caractéristiques du document.
  2. Relevez trois noms de métaux et commentez cet emploi en oubliant pas le contexte de production de ce texte.
  3. Quels éléments de la ville Verhaeren illustrent-ils ? Sont-ils situés en même endroit ?